Retour à Carbery
Pour un premier roman, Sarah Ortolan ne nous propose pas n’importe quel programme. Il s’agit d’un retour à l’été 1997. Voilà de quoi raviver quelques souvenirs !

Dans son roman de plus de 600 pages, l’autrice nous plonge dans le quotidien de Stan, psychologue dans un foyer pour jeunes. Il est lui-même un peu torturé… Il tente en effet de lutter chaque jour contre son anxiété maladive. Alors, les médicaments et le café composent son cocktail quotidien.
Lorsqu’un terrible fait divers se produit, les souvenirs de Stan refont surface. Soutenu par Finch et Alice, ses deux amis d’enfance, il se replonge alors dans une enquête vieille de vingt ans car de troublantes similitudes semblent lier le passé au présent.
Oscillant entre l’époque actuelle et les années 2000, l’autrice ravive avec nostalgie des pans entiers de notre enfance, parsemant son récit de chansons, d’habitudes de l’époque et de slogans publicitaires bien connus.
Si l’intrigue est globalement bien ficelée et offre son lot de sensations fortes et de réflexions, mon avis reste cependant mitigé. J’ai trouvé que le récit s’enlisait parfois sous un trop-plein d’anecdotes et d’expressions de « l’époque ». Le mieux n’est-il pas l’ennemi du bien ? À cause de ces longueurs, l’histoire perd de sa superbe. Le dénouement, quant à lui, m’a laissée sans voix, avec l’impression désagréable de m’être fait « rouler »… à moins que ce ne soit précisément l’effet recherché.
En conclusion, ce premier roman écrit par une autrice experte dans la psychologie des personnages est un ouvrage de qualité qui ne me laissera cependant pas un souvenir inoubliable. Chaque avis est personnel et je serais ravie de connaître le vôtre. N’hésitez pas à m’écrire un petit mot pour me dire ce que vous en avez pensé.
Dans la jungle
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